Le Monde cinématographique de Squizzz 2013-05-06T22:15:17Z feed/atom/ WordPress Squizzz <![CDATA[Trancendant]]> ?p=3047 2013-05-06T22:07:05Z 2013-05-06T21:57:09Z

trance affLes amateurs du réalisateur vont être servis, c’est un Danny Boyle en très grande forme qui nous revient avec Trance. Si le metteur en scène s’était assagi depuis quelques années, il semblerait bien qu’il se soit offert une pose récréative prompte à toutes les folies. Le titre de son dernier film n’est donc pas mensonger, Danny Boyle est bien décidé à mettre son spectateur en transe avec un thriller au scénario labyrinthique à souhait et une mise en scène hallucinante.

Tout commence pourtant assez simplement. Un comissaire-priseur s’allie à une bande de gangsters pour voler un tableau de Goya. Le braquage se déroule comme sur des roulettes… à un détail près : en route le commissaire-priseur a perdu et la toile et la mémoire. Pour les retrouver (la mémoire et la toile, donc), le gang s’offre les services d’un hypnotiseur pour fouiller dans les souvenirs de l’amnésique… Là, déjà, on sent que ça commence à déraper. Et ce n’est pas fini. De twist en twist, le scénario, signé Joe Ahearne et John Hodge (que Boyle retrouve quatorze ans après La Plage), balade le spectateur jusqu’à un final assez inattendu, mais loin d’être surprenant pour qui connaît un minimum le travail de Boyle.

En retrouvant son scénariste de Trainspotting, Danny Boyle semble aussi vouloir renouer avec sa mise en scène ultra-déjantée de l’époque. Si le réalisateur n’avait certes jamais vraiment délaissé son style, il le pousse ici à son paroxysme. On en retrouve toutes les caractéristiques : caméra toujours en mouvement, rigueur esthétique dans la composition des plans, importance de la lumière et des couleurs, voix off, sens aigu du montage, musique électro-pop (avec le retour d’un des membres d’Underworld à la composition de la BO). Le dixième film de Danny Boyle semble être une sorte de synthèse stylistique de toute sa filmographie. Au cours du film, la mise en scène va donc évoluer d’une forme assez sage (autant que peut l’être une réalisation de Boyle), plus proche de ses derniers longs-métrages, vers un délire total à la Trainspotting ou Une vie moins ordinaire. Une mise en scène dans l’exagération (mais non sans habilité) qui colle parfaitement au scénario et n’a qu’une ambition, mettre les sens et le cerveau du spectateur à rude épreuve pour l’emmener aux confins du trip hallucinatoire.

Il est aussi assez agréable de retrouver un Danny Boyle totalement décomplexé dans les thèmes qu’il aborde. Le réalisateur ne semble pas vouloir cette fois faire passer de message ou dénoncer quelque chose. Trance se veut avant tout un voyage sensoriel et psychique, comme une plongée au cœur des pulsions humaines. Thriller tour à tour violent, sensuel, paranoïaque mais aussi sentimental, composante chère au réalisateur. Danny Boyle sonde les dualités de l’homme et sa bestialité. Si Vincent Cassel peine un peu à trouver sa place, Rosario Dawson et surtout James McAvoy retranscrivent eux-aussi parfaitement ces multiples sentiments, à travers leurs jeux pleins de faux-semblants.

Avec Trance, Danny Boyle poursuit la ligne de conduite de sa filmo, tant sur le style que dans sa capacité à nous surprendre à chaque fois, à nous emmener là où on ne s’attendait pas.

Trance De Danny Boyle – Sortie le 8 mai 2013

trance ph1

]]>
0
Squizzz <![CDATA[Semaine Express – 1er mai 2013]]> ?p=3030 2013-05-06T20:24:11Z 2013-05-06T20:20:03Z

mud 3

Mud – De Jeff Nichols étoiles-4
Jeff Nichols se souvient du gamin de l’Arkansas qu’il était, avec ce conte initiatique d’un adolescent qui découvre le monde adulte et surtout la violence de l’amour. Porté par des comédiens au sommet, le décors sublimé de l’Amérique profonde et une mise en scène d’une très grande justesse, Mud fascine et touche en plein cœur.
Lire la critique complète

jurassic

Jurassic Park – De Steven Spielberg étoiles-4
(Re)découvrir Jurassic Park sur grand écran, ah que l’idée est bonne ! En revoyant le film, 20 ans après on constate que ce qui a vieilli c’est seulement le style vestimentaire et peut-être celui de la photographie. Les effets spéciaux, le scénario, la mise en scène, le rythme et la structure du film n’ont pas pris une ride, et font incontestablement de Jurassic Park l’un des chefs de file des blockbusters des 90’s. Le seul hic, c’est ce choix d’une conversion en relief, comme si le 20e anniversaire n’était pas un prétexte suffisant pour une ressortie. Pour quelques séquences où elle apporte quelque chose, la 3D est la plupart du temps inutile voire même parfois très moche.

stoker

Stoker – De Park Chan-wook étoiles-3,5
Wentworth Miller signe un scénario hitchcockien très référencé. S’il aurait pu être encore plus ambitieux, il n’en est pas moins délicieusement pervers et sulfureux. Park Chan-wook le met magistralement en scène. Sa réalisation, non moins référencée, parfaitement millimétrée confère au film une atmosphère sublimement angoissante. Enfin Mia Wasikowska, Matthew Goode et Nicole Kidman livrent des prestations excellentes, offrant un beau relief à leurs personnages.

upside

Upside Down – De Juan Solanas étoiles-3
Certes le scénario d’Upside Down ne fait que reprendre la classique histoire d’amour entre deux êtres venus de deux mondes que tout oppose. Mais il le fait plutôt bien, et on finit sans problème par se laisser prendre au jeu. Et puis l’univers créé par Juan Solanas, même s’il n’est pas à une incohérence près, offre des images superbes et une ambiance renversante. Une bonne SF romantique, très divertissante.

evil

Evil Dead – De Fede Alvarez étoiles-2
Resté totalement en dehors de l’original signé Sam Raimi, j’appréhendais quelque peu ce remake. Si au final, je l’ai suivi avec plus d’intérêt, c’est surement uniquement car le film de Fede Alvarez se fond dans un moule plus classique, plus dans l’air du temps, et ne possède au final aucune personnalité contrairement à son modèle. Scénario assez simpliste malgré quelques bonnes idées rapidement avortées. De la terreur ? Pas vraiment, mais du gore assurément. Il semblerait même que ce soit le principal objectif de ce remake qui, par ailleurs, peine même à trouver son ton entre premier et second degré. Reste une réalisation très maîtrisée qui laisse présager du bon pour l’avenir de Fede Alvarez.

]]>
0
Squizzz <![CDATA[Semaine express – 24 avril 2013]]> ?p=3012 2013-05-01T08:43:27Z 2013-04-30T21:59:06Z

écume

L’Ecume des jours – De Michel Gondry étoiles-3,5
Difficile d’adapter le roman de Boris Vian. Non pas qu’il n’ait pas de potentiel cinématographique, bien au contraire, mais réussir à contenter l’imaginaire de chacun n’est pas chose aisée. Michel Gondry choisit donc de donner sa version plutôt que de livrer une vision universelle qui aurait surement été bien fade. Seulement, l’univers de Gondry prend parfois le dessus sur celui de Vian, et un petit temps d’adaptation est donc nécessaire avant de plonger totalement dans cet Ecume des jours et de se laisser submerger par l’émotion.
Lire la critique complète.

im3

Iron Man 3 – De Shane Black étoiles-2,5
Ce qu’il y a de « bien » avec Marvel, c’est que l’on sait à quoi s’attendre. Autrement dit, un film d’action au scénario relativement convenu qui va privilégier la surenchère de grand spectacle (l’armée d’Iron Man à la fin, c’est pas un peu trop ?) au supplément d’âme et à l’originalité. Le recette s’épuise de film en film, même si la franchise Iron Man reste au dessus du lot grâce à son humour décalé assez jouissif.

cagedorée

La Cage dorée – De Ruben Alves étoiles-2
S’il est vrai que les films se déroulant au sein de la communauté portugaise sont rares, c’est bien là la seule originalité du film de Ruben Alves. On sent une véritable sincérité dans la réalisation de ce premier film, et une belle implication des comédiens. Dommage que le scénario ne suive pas, se contentant de reprendre la recette classique des comédies françaises. Un téléfilm sympathique en somme.

]]>
2
Squizzz <![CDATA[L’Ecume des jours vu par Michel Gondry]]> ?p=3005 2013-04-25T21:07:24Z 2013-04-25T21:07:24Z

écumeChacun, à la lecture de L’Ecume des jours, a vu défiler dans sa têtes une déferlante d’images, ce roman étant incontestablement un incroyable catalyseur d’imaginaire. Si ce roman a la réputation d’être inadaptable, ce n’est certainement pas par manque de potentiel cinématographique. Certes la poésie du texte est une composante majeure de l’œuvre, mais le récit par lui-même permet sans problème de la transformer en poésie visuelle. La narration aussi, bien que très riche, n’en est pas moins linéaire et donc parfaitement adaptée au septième art. L’Ecume des jours n’est donc pas à proprement parlé inadaptable, mais plutôt difficilement adaptable au goût de chacun, les visions du roman étant aussi nombreuses que le nombre de ses lecteurs. Ainsi lorsque l’on va voir L’Ecume des jours, il faut être clairement conscient qu’on ne verra pas sa version fantasmée du roman de Boris Vian, mais bien celle d’un autre, celle de Michel Gondry.

Un postulat cependant pas toujours évident à accepter, il est vrai. Ainsi la première demi-heure du film (mais c’est totalement subjectif) a presque été de l’ordre du calvaire pour moi. Gondry emprisonne tout le début dans un style très marqué, fait de carton-pâte, qui n’est pas sans rappeler celui de La Science des rêves. Le réalisateur en fait trop, en surajoute à l’univers déjà très riche de Vian. Les personnages, les émotions, le propos même n’arrivent pas à surnager dans cet océan d’imaginaire visuel. La séquence du mariage, trop éloignée de celle du roman, en est le paroxysme. Et pourtant on voit déjà poindre ça et là des fragments de bon augure. Le sang qui fait son apparition dans la très réussie scène de la patinoire, ou la sublime poésie des deux jeunes mariés nageant dans une bulle d’eau. Car même si elle est maladroite, cette première partie, on le comprend plus tard, n’a pour simple but que de retranscrire l’évolution de ton du roman. La séquence du pique-nique, avec sa météo changeante, marque ainsi le virage qu’amorce petit à petit le film vers plus de noirceur et une épuration stylistique. Ainsi, en réponse à la surenchère du début, Gondry va jusqu’à terminer son film en revenant aux origines du cinéma, faisant disparaître la couleur et la parole, puis même les acteurs en achevant son film sur une animation des plus simples. En parallèle de cette épuration stylistique, l’émotion prend petit à petit le dessus, la poésie également, jusqu’à un final en apothéose. Finalement Gondry respecte plutôt bien l’esprit du roman de Vian et son évolution depuis une certaine futilité infantile vers la noirceur et la violence d’un monde trop adulte. Il fait clairement le choix de mettre surtout en avant la romance, fil conducteur, mais n’en oublie pas les à-côtés politiques et sociaux. Et malgré l’importance accordée à l’esthétisme, c’est bien l’humanité qui finit par ressortir du film, à l’image de ses acteurs, au départ perdus dans la folie imaginaire de Gondry, qui arrivent à prendre le dessus et à faire entendre leur magnifique voix.

Alors oui, on peut ne pas aimer la vision de Michel Gondry, ne pas être d’accord avec ses choix, mais on ne peut pas dire que le réalisateur a trahi Boris Vian. Libre à chacun ensuite d’accepter ou non de substituer à son propre regard, celui d’un autre.

L’Ecume des jours De Michel Gondry – Sortie le 24 avril 2013 étoiles-3,5

écume 2

]]>
3
Squizzz <![CDATA[Semaine Express – 17 avril 2013]]> ?p=2989 2013-05-01T08:09:43Z 2013-04-21T17:28:45Z

gamins

Les Gamins – D’Anthony Marciano étoiles-3
Depuis quelques semaines on entend partout que Les Gamins va être LA comédie française de l’année. C’est peut-être un peu survendre le premier film d’Anthony Marciano qui ne révolutionne, il faut bien le dire, pas le genre. Mais c’est frais et les vannes pleuvent et sont souvent irrévérencieuses (la patte Boublil est là). Si la mise en scène manque parfois un peu de rythme, l’ensemble du casting (porté par le duo Chabat/Boublil qui fonctionne parfaitement) corrige le tir par sa bonne humeur. A noter aussi, une BO assez sympa faite de tubes pop repris par des enfants.

land
Promised Land – De Gus Van Sant étoiles-2,5
Sur la forme, Gus Van Sant prouve une fois de plus qu’il est aussi à l’aise dans le cinéma classique qu’expérimental. On retrouve ici sa sensibilité et sa finesse, son amour des personnages, son excellente direction d’acteurs. Le problème est ailleurs, dans le scénario signé Matt Damon et John Krasinski. Si leurs intentions sont louables, ils ont bien du mal à faire passer leur message en finesse et sans clichés, notamment par une fin qui en fait trop. Le personnage campé par Matt Damon, bien trop candide, a du mal à tenir la route.

_GPA0456.NEF
Les Ames vagabondes – The Host – D’Andrew Niccol étoiles-2,5
La mention « d’après le roman de Stephenie Meyer » fait d’abord peur au point de ne pas attendre grand-chose de ce film de SF. Finalement il se révèle être un divertissement plutôt sympa même si on y retrouve pas mal de défauts « twilightiens » (histoire d’amour sans intérêt, monde des bisounours, big happy end…). Si Andrew Niccol livre une réalisation plutôt sympa visuellement, dommage qu’il n’ait pas fait preuve de plus d’audace en temps que scénariste, le film survolant la plupart des thèmes intéressants qu’il aborde.
Lire la critique complète

grandmaster
The Grandmaster –代宗– De Wong Kar-wai étoiles-2
Wong Kar-wai fait avec The Grandmaster un tableau de maître animé. Alors oui, c’est très joli, mais il semble oublier que, s’il est toujours de bon ton de soigner l’image au cinéma, encore faut-il que cela est un sens. Or, ici, on se demande parfois quel est le but de cet esthétisme poussé à l’outrance, frisant parfois l’overdose et le non-sens, au point de rigidifier l’ensemble et d’en enlever quasiment toute émotion (les acteurs eux-mêmes sont relégués au rang de marionnettes). A trop chercher à soigner la forme, il en oublie même son scénario fait essentiellement de vide et de dictons/métaphores qui finissent pas user. Dommage car certaines scènes en mettent quand même plein la vue, ne serait-ce que ce splendide combat sur un quai de gare.

]]>
2
Squizzz <![CDATA[Si Andrew Niccol avait laissé vagabonder un peu plus son imagination…]]> ?p=2975 2013-04-20T14:19:33Z 2013-04-20T14:19:33Z

âmesSi on aborde Les Ames vagabondes comme l’adaptation d’un roman de Stephenie Meyer, l’auteur responsable de la saga Twilight, alors on peut dire que le film s’en tire plutôt bien. Il n’est certes qu’un petit divertissement sans prétention mais qui se laisse regarder sans déplaisir. L’ensemble est bien sûr parasité par tous les tics de la romancière (triangle amoureux, monde des bisounours, fin beaucoup trop « happy »…) mais s’avère un peu plus adulte et aborde des thèmes plus intéressants (même s’il les survole tous, mais nous y reviendront plus loin). Andrew Niccol, que l’on imagine pas totalement libre de ses mouvements sur ce projet, sait imposer un certaine atmosphère à son film. Visuellement, on retrouve dans ce monde futuriste la rigidité de celui de Bienvenue à Gattaca, à laquelle s’oppose la douceur minérale de gorges aux couleurs chaudes. Le travail de Roberto Schaefer, directeur de la photo, est admirable. Les Ames vagabondes offre quelques bons moments, que ce soit des scènes intimistes (le faux ciel dans la grotte) ou d’action (la poursuite du camion). Bref, on passe un moment de cinoche plutôt sympa…

…mais sans cesse parasité par une certaine frustration. Celle de se dire qu’Andrew Niccol aurait pu nous livrer un très bon film de SF, s’il avait réussi à plus canaliser son récit pour aller plus loin dans ses ambitions. Car Les Ames vagabondes ne manque pas d’idées mais à trop en développer finit par toutes les avorter et ne met pas forcément en avant les plus intéressantes. Le point de départ offre pourtant de grandes possibilités pour un film de SF, avec ces âmes dénuées de toute violence, qui viennent prendre possession du corps des Hommes. Niveau réflexion sur l’humanité il y avait de quoi faire. Le thème est à peine effleuré dans le film. Quid de l’ambiguïté de ces êtres soi-disant pacifistes qui envahissent de multiples planètes ? c’est à peine évoqué. Et le personnage de la traqueuse, une âme qui tend à devenir méchante. Voilà qui est intéressant. Elément encore une fois vite survolé et avorté dans un final des plus niais. Le film fait le choix de vivre la grande histoire par la petite, par l’intermédiaire de cette âme qui se retrouve dans le corps d’une humaine qui refuse de se laisser posséder. Choix intéressant, d’autant que ce faux combat intérieur entre deux âmes dans un même corps est peut-être le seul élément du film bien traité, notamment grâce à la très bonne interprétation de Saoirse Ronan. L’évolution de l’âme parasite vers une certaine humanité est amenée avec beaucoup de finesse. Mais encore une fois pourquoi venir brouiller l’ensemble avec des histoires d’amour à deux balles ? Mettre l’accent sur la relation de l’héroïne avec son frère aurait simplifié le récit et l’aurait rendu bien plus touchant car moins factice. Pour les autres erreurs, elles sont classiques d’une adaptation d’un roman à l’écran : utilisation mal maîtrisée de l’ellipse pour faire avancer le récit, manque de dimension cinématographique et de rythme (il est où le climax ???)…

Si en entrant dans la salle, on n’en attendait rien, au final en ressortant des Ames vagabondes, c’est le sentiment inverse qui nous gagne, celui qu’on pouvait en attendre plus.

Les Ames vagabondes The Host D’Andrew Niccol – Sortie le 17 avril 2013 étoiles-2,5

_MG_9623.CR2

]]>
2
Squizzz <![CDATA[Semaine Express – 10 avril 2013]]> ?p=2959 2013-04-21T16:26:21Z 2013-04-16T17:57:28Z

croods

Les Croods – The Croods – De Chris Sanders et Kirk DeMicco étoiles-4
Trois ans après le très bon Dragons, Chris Sanders confirme à nouveau qu’il est l’un des grands noms de l’animation actuelle. Si l’histoire de ces hommes des cavernes froussards qui doivent se confronter à la vie pour évoluer, est assez classique (valeurs familiales, notion de courage…), Les Croods remporte la mise sur tous les autres points : humour détonnant, univers original et inspiré, esthétique visuelle splendide, animation et 3D parfaites. Un des meilleurs animés depuis un bon bout de temps.

tempsaventure

Le Temps de l’aventure – De Jérôme Bonnell étoiles-3,5
Si Le Temps de l’aventure fait nécessairement penser à Before Sunrise par son histoire, Jérôme Bonnell signe en réalité plus le portrait d’une femme en pleine crise identitaire. C’est fin, juste, à la fois fantasmagorique et très réaliste. Une parenthèse enchantée en somme, portée par une Emmanuelle Devos au sommet.

IGIAY24:5:12-GK_02965.RAW
Mariage à l’anglaise – I Give It A Year – De Dan Mazer étoiles-3
Cette vraie/fausse comédie romantique est une bonne surprise. Si le scénario n’a pas grand-chose de révolutionnaire, on y retrouve tout ce qui fait le charme des comédies anglaises, à savoir un humour particulièrement irrévérencieux. Pas la comédie de l’année mais parfait pour un bon moment de détente.

oblivion

Oblivion – De Joseph Kosinski étoiles-2,5
A l’image de Tron l’héritage (le précédent film de Kosinski), Oblivion est un film techniquement très réussi et à l’univers visuel plutôt envoutant mais avec une histoire sans grand intérêt, assez prévisible et sans une once d’émotion. La musique de M83 vaut par contre à elle seule le détour.
Lire la critique complète.

]]>
2
Squizzz <![CDATA[Kosinski récidive]]> ?p=2951 2013-04-13T08:40:53Z 2013-04-13T08:40:53Z oblivion-aff2011. Tron, l’héritage est lancé à grands coups d’une promo qui le vend comme le nouveau film high-tech révolutionnaire, à l’image de Tron en son temps. Si le film ne manquait pas de panache dans son esthétique visuelle, il témoignait d’un sérieux manque de créativité avec un scénario sans intérêt copier/coller de son prédécesseur.

2013. Oblivion sort sur les écrans après une campagne de pub tout aussi efficace, en faisant un des films SF les plus attendus de l’année. La seule ombre qui fait douter : Kosinski, responsable de Tron, l’héritage, est aux commandes…

Et le résultat est bien celui redouté. Kosinski réitère les mêmes erreurs que sur Tron, l’héritage. Il possède certes un très grand sens visuel, en créant une fois de plus un univers assez envoutant. Décors, lumière, effets spéciaux, ambiance sonore (ah la BO de M83 !!!), l’ensemble, parfaitement harmonieux, crée une ambiance dans laquelle on plonge forcément. Mais à part ça, il ne reste plus grand-chose…

Scénaristiquement déjà, le film a du mal à tenir la route. Pourtant il y a de bonnes idées, mais le script ne les exploite qu’en surface, pour n’être au final qu’une histoire sans relief, relativement prévisible et parfois peu crédible. Les personnages sont bien trop lisses, en comparaison de ce que l’histoire aurait pu leur donner en termes de complexité psychologique. A ces lacunes dans l’écriture, s’ajoute un problème de maîtrise de la mise en scène. Si Kosinski sait mener des séquences d’action, il est totalement noyé dès qu’il s’agit d’une scène intimiste (pourtant assez nombreuses dans le film). Il a bien du mal à diriger ses acteurs, qui pour le coup livrent des prestations relativement moyennes. Jamais non plus le réalisateur n’arrive à faire naître l’émotion. Elle ne passe finalement que par la musique de M83 (LA réussite du film, vous l’aurez compris), mais qui, faites l’essai, prend encore plus d’ampleur dépourvue des images. Un comble !

Atmosphère envoutante, visuel sympa, BO au top, Oblivion n’est pas un échec total et finalement se laisse regarder. Mais il y a de quoi être déçu quand on pense au potentiel qu’il aurait pu, avoir avec un peu plus de maître et d’audace dans son scénario et sa mise en scène.

Oblivion – De Joseph Kosinski – Sortie le 10 avril 2013 étoiles-2,5

oblivion-ph

]]>
2
Squizzz <![CDATA[Semaine Express – 3 avril 2013]]> ?p=2937 2013-04-09T17:53:32Z 2013-04-09T17:43:32Z

BEDOUET_2

La Maison de la radio – De Nicolas Philibert  étoiles-4
Sans interview, sans voix-off, mais grâce à un sens aigu du montage et surtout son regard si particulier de réalisateur expérimenté, Nicolas Philibert nous offre ses yeux pour nous plonger au cœur d’un monde fait uniquement de sons Du making-of d’une fiction au sprint de l’information, en passant par l’ambiance paisible des programmes de la nuit ou la captation de concerts, le voyage est tout simplement passionnant.

sideeffects

Effets secondaires – Side Effects – De Steven Soderbergh étoiles-3,5
Ca commence comme un thriller plus que d’actualité, où tous, des laboratoires pharmaceutiques aux patients en passant par les médecins (voir même la justice et les médias), en prennent pour leur grade dans la responsabilité des scandales médicaux. Soderbergh ne prend pas parti mais dresse un portrait assez juste de la situation. Et puis de basculer, pour le plus grand plaisir du spectateur, là où on ne l’attendait pas. Manipulation et paranoïa sublimées par une mise en scène tenue au couteau et une interprétation parfaite. Du très bon Soderbergh.

B093_C003_0619H9

11.6 – De Philippe Godeau étoiles-3,5
Toni Musulin est un personnage complexe dont Philippe Godeau ne perce jamais le mystère, mais au contraire l’entretient, avec la complicité de François Cluzet, encore une fois impeccable. C’est tout l’intérêt de ce film plus proche du portait d’un homme en crise que du film policier. Le tout est enveloppé dans une belle mise en scène, qui s’éloigne des standards du cinéma français.

amour

Amour & Turbulences – D’Alexandre Castagnetti étoiles-3
La comédie romantique à la française confirme sa bonne santé. S’il ne sort pas des sentiers battus, cet Amour & Turbulences n’en est pas moins sympathique et efficace. Ludivine Sagnier y apporte toute sa fraîcheur et Nicolas Bedos s’avère, contre toute attente, très à l’aise dans le rôle du faux macho. Quant à la mise en scène d’Alexandre Castagnetti, elle ne manque pas de bonnes idées.

mothers

Perfect Mothers – Two Mothers – D’Anne Fontaine étoiles-2,5
Une adaptation cinématographique nécessite forcément des modifications dans la narration. Cependant les choix d’Anne Fontaine et Christopher Hampton sont étranges. Certains raccourcis non nécessaires et surtout une modification de la fin viennent lisser la psychologie des personnages, bien plus complexes dans le roman de Doris Lessing. Anne Fontaine se rattrape quelque peu avec une mise en scène sensible et sensuelle.

deadmandown

Dead Man Down – De Niels Arden Oplev étoiles-1
La présence de Colin Farrell avait de quoi aiguiller, tellement l’acteur enchaîne en ce moment les mauvaises surprises. Dead Man Down est donc un thriller creux qui ressort tous les poussifs du film de vengeance. Même Niels Arden Oplev semble avoir perdu l’inspiration avec ce scénario faiblard, au point de livrer une mise en scène assez plate, alors que son Millénium avait plutôt de la gueule.

]]>
2
Squizzz <![CDATA[Semaine Express – 27 mars 2013]]> ?p=2920 2013-04-20T14:06:58Z 2013-03-28T20:00:37Z jack

Jack le chasseur de géants – Jack the Giant Slayer – De Bryan Singer étoiles-2
Le réalisateur d’Usual Suspects, Un élève doué et X-Men qui décide de revisiter « Jack et le haricot magique », voilà qui a de quoi titiller notre curiosité. Sauf que malheureusement cette adaptation se révèle n’être qu’un blockbuster hollywoodien très classique, respectant scrupuleusement tous les codes du genre. Ce n’est pas que c’est mauvais mais on en attendait nettement plus de la part de Bryan Singer.

chansonmere

Une Chanson pour ma mère – De Joël Franka étoiles-2
Ca commence très mal avec un pitch qui se résume à « Dave enlevé par les Bidochon » et tous les clichés qui vont avec. Le filon semble s’épuiser au bout d’une demi-heure, et puis finalement, le scénario arrive à se rattraper aux branches et tenir à peu près la distance. Joël Franka n’est par ailleurs pas très à l’aise avec la mécanique de la comédie et a bien du mal à diriger correctement ses acteurs. Au final, la seule chose qui ressorte vraiment est que Dave a beaucoup d’humour et d’autodérision.

amants

Les Amants passagers – Los amantes pasajeros – De Pedro Almodóvar étoiles-1,5
Après Terrence Malick, il semblerait qu’on ait aussi perdu Pedro Almodóvar. Qu’a-t-il voulu faire avec Les Amants passagers ? Telle est la question. Mélanger la comédie bouffonne (moyennement drôle) et le drame pourquoi pas, mais encore faut-il qu’il y est une logique, une structure. Almodóvar fait l’inverse en livrant un film choral où des embryons d’histoires s’entremêlent dans un immense fourre-tout. Si encore il n’y avait que le scénario qui pêchait, mais Almodóvar a même du mal à homogénéiser sa mise en scène et foire certaines séquences (notamment le show dansant des stewards qui tombe à plat, faute de rythme). Heureusement que les acteurs sauvent la mise.

]]>
0